dimanche 28 janvier 2018

Mon projet P.O.L - 1ère série alphabétique

Note : La genèse et les contraintes de ce projet de lecture du catalogue POL sont décrites ici


Semaine 2 (29 janvier 4 février 2018) 
Cette semaine, deux livres :

Frédéric Boyer,  Mes amis mes amis, 2003

Un homme tente de se donner la mort et
Se rate. Ses amis ne comprennent pas alors il
Leur parle, mélopée, tente de dire
Ce qu'il ressent, le chagrin, la surprise
L'immense déception de ne pas savoir
Dire pourquoi comment il a
Décidé ou pas
D'en finir
Et pourquoi il s'en veut de ne pas avoir
Su se tourner vers ses amis, ses amis




Pour écouter un extrait par Martin Winckler, cliquer sur ce lien.




Robert Bober, On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux, 2010


Après avoir emmené sa mère voir Jules et Jim, un jeune homme, Bernard, l'entend lui raconter son histoire : elle aussi a aimé deux hommes, et elle les a épousés tous les deux, et ils ont disparu tous les deux en lui laissant chacun un fils - Bernard et son frère.
A partir de ce moment-là, la vie de Bernard s'enchaîne en une suite de moments qui semblent liés au hasard, mais ne le sont pas, des moments de vie et d'émotion, auxquels chaque geste, chaque photo, chaque rencontre, chaque film (de Max Ophüls aux Marx Brothers) chaque histoire (et il y en a beaucoup, tout au long du livre) donne un peu plus de sens, un peu plus d'épaisseur, un peu plus de direction, que ça se passe rue Oberkampf, à Przytyk, à New York, au Père-Lachaise, au Cirque Bouglione ou au camp de Gurs, ou dans un café
de Belleville.


Pour écouter un extrait lu par Martin Winckler, cliquer sur ce lien.


Autres "B" de chez P.O.L que j'ai déjà lu.e.s et aimé.e.s (et que je recommande vivement) : Joël Baqué La mer c'est rien du tout, Pierric Bailly L'homme des bois, Emmanuelle Bayamak-Tam La princesse de, René Belletto (presque tout de)

***

29 janvier : Une amie me demande pourquoi les auteurs POL ont envie de lire le catalogue. "Paul n'a pas écrit, il vous a choisis. Est-ce pour retrouver cet esprit de famille ?"
Je lui réponds qu'en ce qui me concerne, c'est pour me rappeler à quoi j'appartiens. Quand il était vivant, il me le disait. A présent qu'il n'est plus là, la meilleure manière de le faire, c'est de lire les livres qu'il a choisis. 


En lisant le suivant sur la liste (en fait il y en a deux, un texte poétique de Frédéric Boyer, Mes amis mes amis, et un livre de Robert Bober On ne peut plus dormir quand on a une fois ouvert les yeux) je me suis mis à lire à haute voix. Je l'avais déjà fait avec Les Spectateurs. J'ai décidé que j'allais joindre au "Projet" un fichier son avec la lecture d'un extrait du/des  livres de la semaine. 

Parce qu'au fond, s'il y a un point commun à tous les livres P.O.L, c'est l'intensité, la présence de la voix dans chaque texte. (Je n'ai pas encore posté les sons, mais ça va venir...) 


Semaine 1 (22-28 janvier 2018)

C’est un mélodrame en noir et blanc et en couleurs, un tissage de flashbacks et de flash-forwards, une famille dont on ne connaîtra jamais les noms, une mère qui se met en scène (et se cache) dans des robes que portaient Lana Turner (la robe-Cora) et Rita Hayworth (le fourreau de Gilda), deux garçons de treize ans (le fils de celle qui porte les robes, le fils de celle qui les lui confectionne), un père transparent qui vitupère devant une conférence de presse du Général de Gaulle, les escaliers qu’on monte et qu’on descend, les fantômes des amies et des amants, le hêtre sur lequel le fils (qui porte le nom d’un homme jamais nommé) appuie les talons quand il marche sur le ciel, et la petite fille à la hanche tordue qui grandit grâce à lui. 



Pour écouter un extrait lu par Martin Winckler, cliquer sur ce lien. 



Autres "A" P.O.L.iens dont j'étais déjà lecteur (et que je recommande) : Pierre Alféri, Santiago Amigorena 







    2 commentaires:

    1. C'est vraiment une bonne idée parce que ça fait envie...

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    2. J'aime cet écriture qui me fait rêver? Voyager? Imaginer? Aimer? Lire? Souffrir?
      J'aime cette écriture, votre écriture, ton écriture.
      Merci
      Andrée

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